Né le 30août 1954 à Douala, GUERANDI MBARA GOULONGO avait six ans quand le Cameroun obtint son indépendance.
Fils d’officier de l’armée, il découvre au gré des pérégrinations familiales dans les différentes régions où son père est affecté, la diversité du pays et les réalités sociales des populations.
A la fin de ses études secondaires, en 1972, il est admis à l’EMIA (Ecole Militaire Inter-Armes) de Yaoundé. Il en sortira trois ans plus tard, sous-lieutenant dans la promotion « 20 mai » qui comprenait de jeunes officiers Africains, notamment du Burkina Faso (à l’époque Haute-Volta) avec lesquels il a noué une solide et durable amitié.
Il est envoyé ensuite en Allemagne fédérale où, durant quatre ans, il suivra dans une académie de la Bundeswehr, une formation d’officier supérieur d’artillerie.
Au cours de cette période d’apprentissage et de perfectionnement des connaissances militaires et des langues (anglais et allemand), il est à l’écoute de ce qui se passe dans son pays et suit attentivement les prémisses de mécontentement de la population en raison du style dictatorial du régime Ahidjo.
De retour au pays en 1979, il est dans une unité d’artillerie à Dschang (Ouest du Cameroun) et découvre la profondeur de la crise. Il sera sollicité pour mener avec succès un stage destiné aux commandants d’unités à l’EMIA. Il sera sélectionné pour faire partie des cadres de l’EMIA pour la formation et le perfectionnement des officiers, celle des étudiants des universités et des grandes écoles en fin de formation. Ce qui lui permettra de faire la connaissance des hauts responsables de l’Administration camerounaise.
Avec un groupe d’officiers, il crée au sein de certaines unités de l’armée, des cellules clandestines de réflexion qui joueront un rôle actif dans le soulèvement patriotique du 06 avril 1984 et bien après contre le régime Biya qui est un pilier du système Ahidjo.
L’entreprise est un échec. GUERANDI Mbara écrira trois ans plus tard, un livre (« Cameroun : une armée sans défense ») où il analyse les causes. Seul survivant du groupe initiateur de ce soulèvement patriotique, condamné à mort, il est l’objet deux mois durant d’une véritable chasse à l’homme. Il réussit à se faufiler à travers le quadrillage policier et à quitter le Cameroun en juin 1984 pour un exil qui dure depuis vingt ans.
Accueilli au Burkina Faso, il contribue à la formation de jeunes officiers dans l’Académie militaire nouvellement créée et se consacre à la rédaction de son premier livre (voir plus haut). Il élargit son champ de vision grâce aux multiples et fructueux contacts avec des personnalités à travers le monde et des militants africains qui apprécient en lui l’homme calme, discret, fidèle en amitié et assoiffé de connaissances.
C’est aussi bien pour étancher cette soif que pour mieux comprendre le monde, afin de bien agir, qu’il décide de suivre un long cursus dans le domaine des Relations internationales. Il obtient tour à tour :
- Un diplôme de 3ème cycle (DESS) en Etudes diplomatiques supérieures et en Stratégie (Ecole des Hautes Etudes Internationales de Paris-CEDS-), en 1994.
- Puis un diplôme d’études approfondies 3ème cycle (DEA) des Relations économiques internationales et du Développement (Université René Descartes, Paris V), en 1995.
- Enfin, en 1997, un doctorat en sciences politiques (mention : très honorable avec félicitations du jury) sous la direction du Prof. Pascal Chaigneau (Université René Descartes, Paris V).
Depuis, GUERANDI Mbara Goulongo a fondé et dirige un Cabinet d’études en questions stratégiques, économiques et sociales en Afrique. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues spécialisées et journaux. Il est également Professeur des Relations internationales dans plusieurs institutions au Burkina Faso et ailleurs dans les spécialisations de Géopolitique et Géostratégie.
Apprécié par ses pairs pour son dévouement, son intégrité morale, son patriotisme et sa pugnacité, GUERANDI Mbara anime l’action des Patriotes camerounais en vue de « refonder le Cameroun » en bâtissant un Etat démocratique au service de toutes les populations réunies autour d’un projet de société solidaire et prospère à la mesure des traditions séculaires de ce pays et de ses immenses ressources.
1er janvier 2011